12 octobre 2008

Jo & Gen Part V



Jo & Gen Part V

Nous voilà quelques années plus tard, et nos vies nous séparent malgré nous alors que nous sommes encore tous jeunes, le travail importe beaucoup et ça aussi malgré nous. Jo lui avait un boulot de coiffeur et moi j'étais dans ma boite de cartes postales qui devenait trop petite et le patron pris une grande décision, celle de s'agrandir pour se frotter aux murs des halles. Ce quartier qui était le rendez vous des punks, clodos, bourges que l'on ne disait pas encore "bobos" mais le coin devenait très "in" up in town, comme on voudra bref notre magasin allait être sur trois niveaux avec affiches de concerts au sous-sol, carteries au rez-de-chaussée, et affiches de ciné au premier étage.
Ca allait être le gros truc, avec du personnel et des emmerdes. Je bossais avec Thierry un copain avec qui je faisais de la musique, en tout cas on essayait! Et, je crois que le boulot ne l'intéressait plus beaucoup, il avait d'autres préoccupations,
Nina Hagen pour lui c'était vague. Alexandra, elle voguait dans l'amour avec sa nouvelle copine et on ne la voyait plus beaucoup. Mais Jo et moi restions soudés et un jour on avait besoin de quelqu'un pour bosser et j'ai appelé Jo. Il était 9h et pour lui c'était impossible de se lever et être prêt en 2 secondes. Choses que je ne voulais pas savoir, c'est qu'il avait déjà le nez dans la poudre et les veines avec. Mais, je faisais celui qui ne voyait pas ça comme un problème et on a bossé quelques temps ensemble avec inclus ce voyage à londres (Paul) et j'ai était viré parce que Thierry piquait dans la caisse et comme je l'avais fait rentré, j'ai suivi pour fermer la porte. Adieu la boite à images, Jo se trouvait seul avec les deux comparses qui servait de "monsieur sécurité "contre le vol des pin's, cartes etc… Mais je suis sur que c'est le frère de Farid qui m'a dénoncé, un vrai con celui là. Pourtant je les aimais bien mes iraniens sans papiers!!!
D'ailleurs Farid a pris ma place pour travailler avec Jo et apparemment ils s'entendait bien. Jo n'arrêtait pas de le dragouiller pour le déstabiliser ce qui marchait très bien. J'ai retrouvé du boulot dans une compagnie maritime, voyages pour croisiéristes et on sortait toujours beaucoup le soir dans les bar gays et divers backrooms de Paris mais je m'apercevais qu'il me manquait quelque chose de fondamental "l'amour"!
Jo avait le sien, Alex aussi, Thierry était casé, il n'y avait que moi et c'est alors que mon ancienne prof a fait sa réapparition et on a repris là où c'était arrêté notre idylle de mes jeunes années en province. Eh oui je n'était pas sectaire, les deux sexes ne m'était pas complètement inconnus et je peux dire que j'ai passé du bon temps avec elle, mais c'était une vieille histoire et on est resté amis. De son côté, Jo sombrait dans la dope et moi je commençais une autre idylle avec la bouteille et surtout les bars crades de Paris où la gitane maïs est légion avec le p'tit rouge du soir. Avec comme tenancière, une ex jolie femme qui s'était endormie dans la peau grise de l'alcool. Et moi aussi je perdais pieds, mais je ne pouvais pas faire appel à Jo, lui qui me mettait au rang des surhommes, je crois qu'il pensait que je pouvais me sortir de tout! Pour lui non plus la vie ne lui faisait pas de cadeaux car il avait fait rentrer quelqu'un de sa famille dans la boutique et comme lui prenait de la dope à qui mieux mieux, et l 'imbécile au lieu de se planquer pour en prendre, il se faisait des rails sur la caisse en dessous des caméras et au nez et à la barbe d'Abdul. A son tour, Jo pris la porte avec son beauf sous le bras, pas de détails quand on faisait rentrer quelqu'un qui faisait des conneries on en supportait les conséquences. Et notre fin était proche, sans le savoir nous préparions à des jours difficiles.

NNnnninnnaRRRRhhhhhaaGGen!!!!!!!

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